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Safran Reosc à la pointe de technologie pour l’Extremely Large Telescope (ELT), le plus grand télescope au monde

Le leader mondial en optique pour l’astronomie Safran Reosc, s’est vu confié en mai 2017 par l’ESO (European Southern Observatory) le contrat portant sur le polissage, le montage sur support et le test de l’ensemble des segments formant le miroir primaire M1 de l’ELT. Avec ce contrat, la société assure donc désormais le polissage et l’intégration de 4 des 5 miroirs du plus grand télescope au monde.

Quatre miroirs polis par Safran Reosc pour le plus grand télescope au monde

ELT

L'ELT sera capable de recueillir 16 fois plus de photons, donc de détecter des étoiles 16 fois moins lumineuses, le tout avec une résolution 4 fois supérieure aux meilleurs télescopes actuels. Construit au Chili sur le Cerro Armazones (3 046 m d'altitude), il permettra de réaliser des progrès significatifs en astronomie (archéologie stellaire, découverte et caractérisation des exo-planètes, etc.). Il sera notamment le premier télescope terrestre capable de détecter de l'eau sur de petites exo-planètes en orbite autour d'étoiles similaires à notre Soleil. Il devrait entrer en service en 2024.

Des prouesses technologiques pour le leader mondial en optique pour l'astronomie

Le polissage du miroir est une étape cruciale et méticuleuse dont dépend la précision du télescope.

Un segment prototype de l’E-ELT est inspecté et nettoyé avant de passer un usinage par faisceau d’ions pour finition nanométrique de forme.

D'un diamètre de 39 m, le M1 est destiné à collecter la lumière pour la rediriger successivement vers les miroirs M2, M3 et M4.

Dans le cadre de ce programme d'une durée de sept ans, la société devra assurer le polissage de 931 segments optiques. Miroir en vitrocéramique, asphérique et hexagonal de 1,5 m pointe à pointe, chaque segment sera poli jusqu'à présenter des défauts de surface tellement faibles qu'ils seraient en comparaison inférieurs à la hauteur d'une petite coccinelle si chaque segment avait la taille de la France entière. Pendant la phase de production série d'une durée de trois ans, les segments seront livrés à une cadence d'un exemplaire par jour.

Le miroir secondaire M2 constitue également un défi technologique : ce miroir sera le plus grand miroir convexe monolithique jamais réalisé. Pour mesurer sa qualité optique, Safran Reosc concevra et réalisera un banc de test interférométrique de grande taille et de très haute précision.

Autre prouesse technologique : le miroir M4, composé de six pétales de vitrocéramique qui sont polis par les équipes de Safran Reosc jusqu'à obtenir une épaisseur de 2 millimètres pour une uniformité de surface de seulement quelques microns. Uniques au monde, ces pièces sont le résultat de plusieurs mois de travail. Grâce à son optique adaptative, technologie consistant à déformer la surface du miroir afin de compenser les turbulences atmosphériques, le miroir M4 offrira aux scientifiques des images d'une résolution équivalente à celle d'un télescope spatial. Il s'agit donc  d'un élément critique de l'ELT.

Safran Reosc au service de l’Extremely Large Telescope
Safran Reosc au service de l'Extremely Large Telescope

 

Safran Reosc se développe pour relever le défi ELT

Afin de remplir le cahier des charges des miroirs de l'ELT, Safran Reosc va créer 90 nouveaux emplois. 40 d'entre eux seront localisés à Saint-Pierre-du-Perray, où la société reconfigure ses bâtiments actuels et développe des robots et moyens de test adaptés à de telles échelles. 50 autres emplois seront créés dans l'établissement de Safran à Poitiers, spécialisé dans les équipements optiques et optroniques, qui, à cette occasion, ouvrira un nouveau centre de production dédié à la fabrication des segments du miroir M1. 

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